AFFREUX, SALES ET MÉCHANTS

Le cycle estival se poursuit avec quatre films emblématiques des années 70, réalisés par Bernardo Bertolucci, Ettore Scola, Marco Ferreri et Ermanno Olmi. L’Arbre aux Sabots, Palme d’or à Cannes en 1978, splendeur quelque peu oubliée et devenue rare sur les écrans, clôturera en beauté cette rétrospective.
AFFREUX, SALES ET MÉCHANTS d’Ettore Scola
Italie | 1976 | 1h55
Un bidonville de Rome, dans les années 60. Giacinto règne en tyran sur sa famille : sa femme, ses dix enfants, les conjoints, les amants et la grand-mère, tous logés sous le même toit, dans un taudis pouilleux. Tous acceptent son autorité et sa mauvaise humeur, car le patriarche acariâtre possède un magot d’un million de lires – reçues en dédommagement après avoir perdu un œil – que chacun espère lui voler. Tandis que Giacinto passe ses journées à se saouler ou à violenter les femmes autour de lui, que la fille tapine dans les rues de Rome, que le fils se travestit en femme, que la grand-mère apprend l’anglais à la télé, que la belle-fille trompe son mari avec le frère de ce dernier, que le petit fils chasse les rats morts, on prépare en cachette l’assassinat de Giacinto…