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Bouche à oreille #5 : les films de la fin d’année

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Le Bouche à oreille : les films de la fin d’année

Trop de films en salles ? Vous ne savez jamais quel film choisir ? Dans le Bouche à oreille, nous donnons la parole à ceux qui font le cinéma pour qu’ils vous recommandent leurs coups de cœur.

Cette fois-ci, c’est au tour de William Phily, du Ciné Palace de Saint-Rémy-de-Provence, de nous livrer sa sélection des films de la fin d’année, qui fait la part belle au cinéma asiatique !

“Lupin III, le secret de Mamo” de Sôji Yoshikawa & Yasuo Otsuka, en salles le 11 décembre

Japon / 1h42 (version restaurée), avec Yasuo Yamada, Eiko Masuyama, Kiyoshi Kobayashi

L’Inspecteur Zenigata ne croit pas à la mort supposée du célèbre cambrioleur Lupin III, et pour cause, Lupin est bien vivant et s’apprête à passer à l’action, secondé par ses acolytes Jigen et Goemon. Il est à la recherche d’une mystérieuse pierre qui donnerait vie et jeunesse éternelle…

Pourquoi c’est à voir :

La première adaptation de Lupin III au cinéma, un classique du manga inspiré de notre Arsène Lupin national, un an avant « Le château de Cagliostro » par un certain… Miyazaki. Même si l’animation a vieilli, le film reste d’une énergie folle, se permettant quelques délires psychédéliques et surréalistes dans le pur esprit du cinéma japonais des seventies, en plus d’être porté par une formidable bande originale Jazz/ Funk.

“Millennium Actress” de Satoshi Kon, en salles le 18 décembre

Japon / 1h27, avec Miyoko Shôji, Mami Koyama, Fumiko Orikasa

Chiyoko Fujiwara est une ancienne gloire du cinéma japonais. Aujourd’hui, âgée de 70 ans, elle vit recluse chez elle. Un jour, un homme vient lui rendre visite pour l’interviewer sur son passé. Il lui remet une clé, que Chiyoko avait perdu voilà 30 ans. Devant le journaliste et son caméraman elle se met à raconter son histoire. Une vie pleine d’amour et de passion, passée à rechercher un étrange inconnu, celui-là même qui lui a un jour remis cette clé en lui faisant la promesse de se revoir…

Pourquoi c’est à voir :

Le deuxième long-métrage d’animation de Satoshi Kon n’avait pas bénéficié d’une sortie en salle à l’époque, c’est désormais chose faite et l’occasion de découvrir ou redécouvrir cette pépite. A la fois film historique, film sur le cinéma, film d’amour, cri d’amour au cinéma, « Millenium Actress », grâce à son incroyable montage, nous entraine dans un tourbillon d’émotions et nous pousse à nous interroger sur notre propre amour du cinéma.

“La Mariée aux cheveux blancs (Jiang-hu)” de Ronny Yu, en salles le 25 décembre

Hong-Kong / 1h32 (version restaurée), avec Brigitte Lin Ching-hsia, Leslie Cheung, Francis Ng

Lian a été élevée par des loups. C’est aujourd’hui une sorcière redoutée. Lorsqu’elle se retrouve face à un jeune guerrier membre du clan ennemi, c’est le coup de foudre.

Pourquoi c’est à voir :

Un des plus beau wu-xia pian (film de sabres) des années 90, vestige de cette époque où le cinéma de Hong-Kong était le plus libre et le plus innovant du monde. Cette ressortie nous permet de revoir sur grand écran Leslie Cheung, icône du cinéma et de la chanson à Hong-Kong tragiquement disparue en 2003, dans un de ses plus beaux rôles. On se souviendra du film autant pour ses scènes d’actions déjantées (les cheveux !!!) que pour sa magnifique ambiance, sombre et mélancolique soutenue par l’incroyable alchimie entre Leslie Cheung et Brigitte Lin. Un film touché par la grâce…

“First Love, le dernier Yakuza” de Takashi Miike, en salles le 1er janvier

Japon / 1h48, avec Masataka Kubota, Nao Ohmori, Shôta Sometani

Une nuit, à Tokyo. Leo, un jeune boxeur, rencontre Monica, une callgirl impliquée dans un trafic de drogue. Toute la nuit, un policier corrompu, un yakuza, son ennemi juré et une tueuse envoyée par les triades chinoises, vont les traquer à travers la ville.

Pourquoi c’est à voir :

Après un long passage à vide à servir la soupe aux plus gros studios japonais, Takashi Miike revient à ce qu’il sait faire de mieux : du pur cinéma fun et décomplexé, furieux mélange de violence et d’innocence dans l’esprit de ses premiers films. Mené à une cadence infernale, le film a un petit quelque chose de cette naïveté magique qui vous fera sortir de la salle avec un sourire béat sur le visage.

“Les Enfants du temps” de Makoto Shinkai, en salles le 8 janvier

Japon / 1h53

Jeune lycéen, Hodaka fuit son île pour rejoindre Tokyo. Sans argent ni emploi, il tente de survivre dans la jungle urbaine et trouve un poste dans une revue dédiée au paranormal. Un phénomène météorologique extrême touche alors le Japon, exposé à de constantes pluies. Hodaka est dépêché pour enquêter sur l’existence de prêtresses du temps. Peu convaincu par cette légende, il change soudainement d’avis lorsqu’il croise la jeune Hina…

Pourquoi c’est à voir :

Il y a trois ans, Makoto Shinkai a chamboulé le petit monde du cinéma d’animation avec « Your name », film d’une grâce visuelle qui paraissait inégalable…jusqu’à l’arrivée des « Enfants du temps ». Tokyo ne sera jamais aussi belle que sous la palette graphique de Makoto Shinkai et les chansons de Radwimps vous resterons en tête longtemps après la projection.

Merci à William de s’être prêté au jeu !

Crédit photo image top : Les Enfants du temps, BAC Films

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